But: Vous fournir une perte de temps à haute teneur en libido.
Moyens : Fiction errrotique, moeurs dépravées et humour douteux.


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Saturday, February 27, 2010

Poème pour Rebecca

J’ai rêvé à toi deux fois.

Dans le premier rêve,
j’avais le visage contre le sol,
ça goûtait les feuilles d’automne,
la terre et le sang;
tu me frappais le dos et les fesses;
tu serrais très fort mon cou ;
tu me violais de toutes tes forces,
et je pleurais de joie.

Dans l’autre rêve,
tu étais assise à ma table,
et on mangeait des Froot Loops.

Je trouve le dernier rêve
vraiment très étrange.

Wednesday, February 24, 2010

Bêtise humaine

Je sais que c’est une amie. Une vraie amie, avec qui je ne devrais pas coucher. Même si je mouille pour elle, je préfère que ça reste comme ça entre nous deux : un souper au restaurant, des rires, du blabla. Moi : Ça va avec ta copine? Elle : Oui, et toi avec ton copain? Moi : Oui, très bien.

Alors qu’est-ce que je fais là, à me raser la chatte et à enfiler mon plus beau g-string (noir, avec de la dentelle violette) avant de la rejoindre au restaurant?

Thursday, February 18, 2010

Lécher ton sang

Je suis tellement en amour avec toi. J’aime tout de toi : ton sourire, ta voix, tes cheveux, ton poil, ton sang. J’aimerais tellement te rendre heureuse.

Quand tu pars trop longtemps et que je m’ennuie de toi, je fouille dans la poubelle pour trouver tes serviettes sanitaires. Je les sens pour te sentir près de moi. Je m’amuse à donner des formes aux flaques de sang comme d’autres le font avec des nuages. Puis, je lèche tes serviettes sanitaires comme pour lécher tes plaies.

J’aimerais tellement te donner l’enfant que tu veux. Je me branle en pensant à toi et j’envoie tout mon sperme bon à rien dans le fond d’un Kleenex.

Wednesday, February 17, 2010

Saint-Valentin en solitaire

J’ai donné son nom à mon nouveau vibrateur, que je me suis acheté comme cadeau de Saint-Valentin. Pendant qu’il sera en train de baiser sa nouvelle conquête, j’aurai son sexe de plastique entre les jambes. C'est mieux que rien.

Tuesday, February 16, 2010

Poème romantique (ou presque)

Tu m’aimes jusque dans mes zones d’ombre, mes portes fermées, mes poils qui repoussent sans cesse, les deuils que je traîne derrière moi, mes poèmes sombres.

Tu redresses chacun de mes sourires; tu lèches les larmes sur mes joues.

Puis, tu bois les douleurs enfouies au creux de mon sexe : ce viol, cette petite mort, ces orgasmes jamais éclos, cette infection de toutes les couleurs.

Dans ta bouche, je jouis pour la première fois.

Sunday, February 14, 2010

Saint-Valentin en couple

Il veut fêter la Saint-Valentin et pas moi. Je me fous éperdument de cette fête. Pire : ça m’emmerde au plus haut point. Mais bon, à ce qu’il paraît, il faut des concessions dans un couple… Donc, je concède. Après tout, il a laissé tomber l’idée que je rase complètement mon poil pubien comme les filles normales contemporaines le font. Son argument : Moi je me rase bien les couilles. Ma réponse : T’as qu’à arrêter. Je t’ai rien demandé. Comme le terrain devient glissant, il change de sujet : Tu veux quoi comme cadeau pour la Saint-Valentin? Moi : Que tu arrêtes de te raser les couilles. Il ne me trouve pas drôle et pose encore sa question, l’air sérieux. Ma réponse numéro deux : Rien. Et toi? Lui : Je veux que tu portes de la lingerie.

Comme c’est original… Me voilà donc dans un sex-shop, section lingerie à essayer une petite culotte minuscule, des jarretelles et un corset. Je ne me sens plus très loin de la normalité féminine. À quelques poils près…

Il m’invite au restaurant, évidemment. Il a acheté une bonne bouteille de vin. J’ai l’impression d’être dans une mauvaise comédie sentimentale. Je lui souris, comme il semble si fier de son coup. Mon leitmotiv : Concessions. Je bois très vite ma coupe de vin, suivie d'une autre. Puis, je souris pour vrai. Lui dit même: Je t’aime.

Dans le menu, je repère du chili… Voilà qui devrait donner un peu plus de piquant et de pétillant à la soirée!

Cliché

J’aime une fille
aux cheveux vert fané.

La nuit, elle dort
au Square Saint-Louis.

Je lui ferais l’amour
sur un banc de parc.

Je lui paierais
toute la drogue qu’elle veut.

Puis, j’irais la visiter
en désintox.

Sucré-salé

Ils ont seize ans et c’est l’amour fou.

Lui, il travaille au McDonald’s.

Elle, au Dunkin’ Donuts.

La première fois qu’ils font l’amour
l’odeur de beignes et celle de frites
se mélangent.

Ça fait mal et c’est bon en même temps.

C’est sucré-salé.

Saturday, February 13, 2010

Scatologie d'un titre

N'essayez pas de trouver dans ces textes/récits/poèemes/chefs d'oeuvre des éléments de réalité. En fait, tous les écrits sur ce blog sont purement fictifs. Dans nos lits, on écoute des films, on dort, on ronfle, on rêve. On dort habillé.e.s, avec une petite culotte/boxer de force. On croit en l'abstinence comme méthode de contraception. C'est le pape et Bush qui l'ont dit.

Mais il faut bien canaliser toutes nos pulsions et impuretés (en attendant le mariage et le sexe procréatif, on se divertit un peu!).

Princesse charmante ou prince charmant de nos coeurs, ne prenez pas peur en lisant ces histoires érotiques. Nos corps restent purs et vierges pour vous: on vous attend, les jambes écartées, le sexe dressé. On a déjà préparé une liste de noms à donner à nos futurs enfants.

Eat_it