But: Vous fournir une perte de temps à haute teneur en libido.
Moyens : Fiction errrotique, moeurs dépravées et humour douteux.


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Sunday, August 1, 2010

Emporté par la foule

Salle bondée. 1h45 AM.
Des centaines de personnes.
Des milliers, peut-être.

Musique.
Électronique, variations, pulsations...
des instruments qui s'infiltrent...

Je ne sais plus exactement quelles drogues
circulent dans mon système
Des corps en mouvement
partout

Le mien danse et se déchaîne
Emporté par la musique
Je heurte une surface chaude
Peau de femme

Je lève les yeux
wow
devant moi, une blondinette au corps de rêve
jamais trippé sur les blondes
mais celle-là
wow

La musique me traverse
je la regarde du coin de l'oeil
déchaînée, luisante de sueur
nos regards se croisent

Le rythme reprend,
je veux exploser - devenir le mouvement -
elle s'approche
sans un mot ni un regard
son corps vibre, tout près

Je m'emporte
mes mains sur ses hanches,
je bouge avec elle

Sa main dans mon cou,
son dos qui se cabre
la chaleur de son corps
tout en elle est sensuel

et soudain - le calme -
une flûte transcende tout
le rythme retombe

sa respiration près de mon oreille
ses hanches tendues vers moi
je pose les lèvres
sur son cou
doucement

N'ayant rien trouvé d'autre
je lui murmure merci à l'oreille
avant de replonger dans la musique
emporté par la foule


T-Joy

Tuesday, July 27, 2010

Doggy style


Je ne suis que mon désir pour toi, je m’oublie complètement, je deviens animale.

Je voudrais être ta chienne.

Tu m’attacherais une laisse autour du cou, tu me flatterais, tu m’emmènerais en promenade, je me mettrais à quatre pattes, je ferais la belle, je mordrais celles qui s’approcheraient trop près de toi, je courrais si tu courais, je me coucherais si tu me l’ordonnais, j’irais chercher la balle si tu me la lançais, je gémirais quand tu partirais, je mangerais tes bas pendant ton absence, j’en baverais pour toi, je te sauterais dessus à ton retour, je lècherais ton visage, je japperais de bonheur, je te suivrais comme une ombre, je mangerais tes restants, je me coucherais au pied de ton lit, je serais une bonne chienne, je te serais fidèle, je ne te ramènerais pas de puces.

Texte par Eat it

Photo par Low

Wednesday, July 21, 2010

Trois jets de passage

Une voyageuse
du "de passage" bien assumé

Premier arrêt: la douche
canicule oblige
l'eau sur son corps
ses courbes et sa chatte

Nos langues et nos doigts
dans tous les trous
premier jet: dans sa bouche
sous la douche

La suite dans le couloir
contre le mur
nos corps fluides
tendresse sauvage

deuxième jet: sur son ventre

Valse humide et sensuelle
jusque dans la chambre
nos hanches en harmonie
je jouis, elle crie

troisième jet: latex

L'épuisement nous gagne
Notre relation tire à sa fin

elle repartira tôt demain
suivant son chemin
encore un peu de sperme
séché sur le ventre


T-Joy

Le désir inconditionnel suivi de L’amour inconditionnel


Le désir inconditionnel

Il a léché mes pieds malgré la terre et l’odeur de fin de journée. Je l’ai embrassé après, malgré son haleine de pieds, de cigarettes et de Budweiser.

Et on a baisé, même si on n’avait pas de condom sur nous.


L’amour inconditionnel

Elle m’a accompagnée à la clinique d’avortement. Durant l’opération, elle m’a tenue par la main et elle a essuyé les larmes sur mes joues. Après, elle m’a serrée très fort dans ses bras.

Elle ne m’a fait aucun reproche. Elle n’a pas même demandé avec qui je l’ai trompée.

Texte par Eat it

Oeuvre par L Boy

Saturday, July 17, 2010

Toi et moi, nus, c'est si simple

Toi et moi, nus, c'est si simple.

Tes petits seins tendus, tes fesses douces,
ta peau électrique et tes caresses habiles

Tes hanches magnifiques
mon membre en toi
nos mouvements sauvages
naturels

La jouissance qui nous prend à tour de rôle..

Puis vient l'heure du lever, toujours
boulot, école, famille, peu importe
On enfile les vêtements
et les incompréhensions

D'un coup, tout se complexifie
chaque geste devient multi-interprétable
et la confrontation est toujours proche
prête à jaillir au moindre accroc

Jusqu'à la prochaine proximité
lorsque nos corps dénudés se retrouvent

et se comprennent
malgré nous


T-Joy

Monday, July 12, 2010

Ménage à trois


Il m’a crissée là pour une pétasse blonde.

On a rencontré cette fille sur un site de rencontre. Ça s’est passé un soir où on a gobé trop d’ecstasy. Lui, il rêvait de se faire sucer par deux filles en même temps, et moi je n’en pouvais plus d’avoir des crampes à la mâchoire. J’ai dit oui. Il était bandé raide devant la photo de la pétasse blonde. Il lui a écrit : « Envie d’un ménage à trois cette nuit? » et a laissé l’adresse de notre appart. J’étais sûre qu’elle ne répondrait pas.

Je m’acharnais encore à le faire jouir quand elle est arrivée une heure plus tard, avec ses faux seins, son fond de teint, ses verres de contact bleu artificiel, ses cheveux blond platine longs jusqu’aux fesses, ses talons aiguilles, sa démarche de guidoune, sa brassière en léopard et son diamant sur le clito. Pas du tout le genre de fille qui me fait mouiller. Mais bon, c’était trop tard pour chialer et il fallait bien combler les besoins de monsieur. Ça lui a pris tellement de temps à venir que la pauvre fille a souffert à son tour de crampes à la mâchoire. Comme j’ai eu pitié d’elle, je l’ai mangée après pendant ce qui m’a semblé une éternité. Mon truc pour oublier à quel point elle me turnait-off, c’était d’imaginer que je léchais la chatte de Brody Dalle. Lui, il n’a pas été foutu de la faire jouir une seule fois. Moi, elle m’a éjaculée en plein visage. La fille m’a braillé dans les bras tellement elle était contente.

Et pourtant, c’est avec lui qu'elle est partie aujourd’hui et pas avec moi. Cherchez l’erreur.

Je lave tout le bordel laissé par la nuit. Je veux me débarrasser du souvenir de ce connard et de cette pétasse. Comme une déchaînée, je frotte partout en écoutant les Distillers dans le tapis. Après des heures de ménage, il ne reste presque plus rien d’eux... sauf l’arrière-goût de son sperme amer et quelques poils de sa chatte pris dans ma gorge. Je lève ma bouteille de Vim à la santé des amoureux. Et j’avale ma peine.

Texte par Eat it

Photo par Low

Wednesday, June 23, 2010

Rose sang


Tu mettais des pétales de rose dans les draps comme si on était un couple romantique et vanille, puis tu me baisais de toutes tes forces, me mordais, me frappais, me serrais à la gorge, me faisais jouir si souvent que je pensais en mourir, et au matin on riait de voir les taches de sang côtoyer les pétales de rose dans le lit.

Texte par Eat it

Photo par Low