But: Vous fournir une perte de temps à haute teneur en libido.
Moyens : Fiction errrotique, moeurs dépravées et humour douteux.


pornoprose@gmail.com


Monday, February 20, 2012

CARESSES EN TROIS TEMPS

1 - Un cercle sur ta peau

J'ai tracé un cercle sur ta peau.
Comme ça, du bout d'un doigt.
J'ai vu le frisson qui t'a parcouru.
Je n'ai pas réfléchi.
Mercredi matin.

Les portes s'ouvrent et tu quittes le wagon,
laissant derrière toi une vague impression de tendresse.

Je ne connais pas ton nom,
mais je connais ton sourire.

2 - Pays inconnu

Soleil. Un après-midi d'été.
Couchés par terre dans l'herbe fraîche.

Le vent chaud danse autour de nous, léger et langoureux.
Ta peau m'appelle comme un horizon.
Du bout des doigts, je trace une ligne
ton cou
ton épaule
ta poitrine
ton ventre
ta hanche
ta cuisse

Pays inconnu, terre de tendresse

Aventurière, ma main grimpe la colline de tes fesses,
l'effleure doucement avant de repartir le long de ton ventre.
Elle danse sur ton flanc, caresse ta poitrine et rejoint tes lèvres,
semant des frissons partout sur son chemin.

Soleil. Un après-midi d'été.
Je laisse traîner mes doigts sur ta peau.

3 - Dans le noir

Les yeux bandés, je respire doucement,
savourant la caresse de l'air sur ma peau

Je sais que tu es là, tout près, invisible

Parfois, la pointe de ton sein effleure mon ventre
et ta respiration s'accélère, ton corps se rapproche...

Puis le néant
ton souffle qui s'éloigne
l'attente savoureuse d'un jeu aveugle

Tu promènes tes mains au hasard,
valse électrique et sans pitié qui efface tout en moi,
ne laissant rien d'autre qu'un désir immense

Ta main s'empare doucement de mon membre
Tes caresses lentes et savoureuses me font oublier où je suis
Tes jambes serrées contre mon corps,
je sens la chaleur qui grimpe, insupportable

En guise de représailles, mes doigts dansent sur ta peau,
descendent jusqu'au triangle de soie qui te couvre à peine

Nos corps serrés l'un contre l'autre
le désir devient tempête, puis tsunami

j'entre en toi
le mouvement de mes hanches
tes soupirs en écho

il n'y a plus rien

rien d'autre

qu'un désir

immense


T-Joy

À la japonaise

Elle est étudiante, elle a vingt ans, et je n'ai jamais fait ça auparavant. Je veux dire, je n'ai jamais payé pour ça. Ceci dit, elle est futée, c'est un bon moyen de financer ses études. C'est complètement par hasard que je tombe sur elle.

Elle est sexy, sur quelques photos, et je sais depuis longtemps qu'un fétichiste sommeille en moi.

Bonjour,

tu m'as dit aimer la lingerie portée,

et bien me voila :)

amitiés

Laure

Délicieuse et polie dans ses mails, précise et directe, j'aime particulièrement ça. Le prix est correct. D'habitude, elle pousse le vice jusqu'à assurer en personne la livraison, un geste rare, un mouvement payant pour un commerçant. Je vis loin d'elle, la Poste fera le boulot. C'est mon fantasme, recevoir ça au courrier du matin.

Bonjour,

Pardon pour ma réponse tardive.

Je peux te fournir une culotte en 24 h ou plus si tu veux que je la

porte plus longtemps.

Elle sera bien mouillée, odorante.

L.

Le 08/10/10, ***<***@hotmail.com> a écrit :

>

> Re-bonjour!

>

> Le paiement a été effectué, mon pseudo paypal est ***@free.fr

>

> Tiens-moi au courant, si tout est ok, bises. :-)

>

> S.

Coucou,

Pour la durée, 2 jours c'est toujours mieux. Je te la posterai lundi pour qu'elle arrive vite sans risquer qu'elle reste le weekend à la Poste. Pour la photo, je veux bien mais sans mon visage.

Je te souhaite une bonne nuit,

L.

Le week-end s'étire, sans nom, sans image. Je vaque, l'imaginant dans son quotidien, chez elle, dans les rues de Paris, portant la culotte, la froissant entre ses cuisses, la parfumant en la mouillant. Son job. Comment s'y prend-elle ? À quoi pense-t-elle pour assurer le boulot, remplir la tâche ?

Le lundi, elle roule en boule le tissu, le tasse dans une enveloppe, file au bureau le plus proche et glisse mon fantasme dans une fente jaune et froide.

La semaine passe. J'y pense continuellement. Ma boite est vide. J'ai fait un deal avec elle. Quelques photos d'elle portant la culotte, puisque je ne pourrai profiter de sa présence à la livraison.

Coucou,

Préviens-moi quand tu l'auras reçue pour que je t'envoie les photos par mail, ainsi tu profiteras en même temps du spectacle et de mes parfums intimes : )

Je t'embrasse,

L.

Le 14/10/10, ***<***@hotmail.com> a écrit :

>

> Hello, Laure,

>

> je n'ai toujours rien reçu, j'espère que la Poste ne me joue pas de tour,

> avec ces grèves. Peux-tu me dire quand tu as envoyé la culotte ?

> Bises,

>

> S.

Vendredi en fin d'après-midi, son enveloppe dépasse un peu de ma boite. Je m'en empare et monte quatre à quatre l'escalier. Debout dans la cuisine, je n'ai même pas déboutonné mon imperméable, mes mains tremblantes déchirent l'emballage: dans un petit sachet de plastique transparent, une espèce de dentelle noire que je déplie tout contre mon visage, sous mes narines. C'est un shoot mortel, un coup derrière la tête. Ça sent sa peau parfumée, au niveau de l'élastique. Et puis l'odeur d'un cul, plus on descend, plus on renifle. Au coeur du tissu, là où il est maculé, là où il a frotté contre sa fente, ça sent elle. Profondément. Comme seuls ses amants et ses clients peuvent le sentir. Je m'enivre de ce parfum, le goûte même, de la pointe de la langue. Et puis file aux toilettes me masturber.

Fétichiste et collectionneur, je vais me ruiner, elle a gagné un client fidèle. Elle est parfaite.

ED

Saturday, January 14, 2012

Le monde d'Après

Le soir tombe doucement sur les bâtiments abandonnés. La ville est tranquille, aussi calme et silencieuse qu'un désert. Main dans la main, on marche sans destination précise. Elle ne porte que sa petite culotte sexy que j'aime tant et qui souligne si bien la courbe de ses fesses. Ma nudité est très confortable. De temps en temps, son regard ou sa main me caresse l'entre-jambe.


Le lendemain de la fin du monde, on n'arrivait pas à y croire. Les questions se bousculaient : comment était-ce possible que l'humanité entière disparaisse en une nuit ? Qu'était-il arrivé durant notre sommeil ? Et, surtout, pourquoi étions-nous encore vivants, elle et moi ?

L'angoisse et la peur nous avaient collé à la peau durant quelques semaines, jusqu'au jour où l'évidence s'était imposée: nous étions désormais seuls au monde... on s'était regardés en souriant, soudainement plus heureux qu'on ne l'avait jamais été.


Le soir tombe doucement sur la ville abandonnée. Encore quelques heures de lumière, puis nous nous retirerons dans l'un des appartements que nous avons aménagés dans le quartier. Nous sommes partout chez nous, désormais...

Elle accélère le pas pour marcher un peu devant moi. Bien sûr, elle sait à quel point j'aime ses fesses et sa peau douce, à quel point je ne peux résister au mouvement de ses hanches... Et je sais qu'elle aimerait avoir encore un peu de plaisir avant la tombée de la nuit. Avec un clin d'oeil, elle se dirige vers un petit parc de l'autre côté de la rue. En chemin, elle laisse glisser sa petite culotte jusqu'au sol, doucement. Elle s'assoit sur l'herbe fraîche, entre deux arbres, se caresse délicatement. Elle me regarde, souriante, magnifique.


Les premières semaines, on osait à peine se promener nus, prudents, ignorant si d'autres humains avaient survécu eux aussi. Puis le temps avait passé et la peur s'était dissipée...

La première fois, c'est elle qui m'a fait une pipe au coin de deux rues autrefois achalandées. Elle m'a sucé avec ardeur, passionnément, jusqu'à ce que le sperme chaud jaillisse dans sa bouche, puis nous sommes restés couchés au milieu de l'intersection, heureux et libres... La deuxième fois, c'est moi qui l'ai fait crier de jouissance dans un ancien musée. Ensuite, nous avons perdu le compte.


Elle me regarde et se caresse, souriante, magnifique. Mon membre est bien dressé, déjà excité de la voir s'échauffer et d'entendre ses soupirs. Je m'approche, souriant moi aussi. Elle me fait signe de m'étendre au sol, près d'elle. J'obéis avec plaisir. Je connais ce sourire, je sais qu'elle enjambera mon corps pour me présenter son entre-jambe humide, tandis que ses lèvres embrasseront mon membre dur. C'est l'une de nos positions favorites.

L'excitation monte en moi tandis que ma langue chatouille son clitoris. J'empoigne ses fesses et j'enfonce ma langue en elle, tandis que ses lèvres chaudes vont et viennent autour de mon sexe. On s'excite, on ralentit, on s'excite, on ralentit... Grande vague de plaisir où n'existent plus que le désir et l'air doux du soir.


Au début, on a voulu tenir le compte des jours. Un calendrier nous permettrait peut-être de retrouver un peu du monde d'autrefois. Puis nous avons cessé de désirer le monde d'autrefois. À bien y penser, notre nouveau monde était beaucoup plus intéressant... Le monde d'Avant, gris et terne, ou le monde d'Après, chaud et sensuel ? Nous avons choisi l'Après en gémissant de plaisir.


Son désir atteint un sommet; j'ai les joues et le visage trempés. Sentir son excitation monter en flèche décuple la mienne et je dois me retenir pour ne pas éjaculer tout de suite. Elle sent mon hésitation et retire ses lèvres, compréhensive, après un dernier coup de langue.

Elle se retourne et me regarde, du feu dans les yeux. Mon regard doit être tout aussi ardent, car elle se précipite sur moi et m'enlace, enfourchant mon membre dur. J'entre en elle, doucement, m'efforçant d'étirer le plaisir au maximum. Son dos cambré et ses seins tendus attisent mon désir à l'extrême et je varie le rythme de mes coups de hanche, tandis qu'elle presse son corps contre le mien.

Nous sommes au bord de la jouissance. Chacun de nous voudrait se retenir encore un peu, étirer une seconde de plus ce moment magnifique, mais nous n'en pouvons plus. La jouissance explose en moi comme un soleil et je sens qu'elle est traversée par le même frisson, la même vague de plaisir immense.

En riant, nous nous écroulons dans les bras l'un de l'autre. Nos bras s'enlacent, nos corps se trouvent et s'emboîtent tendrement. Essoufflés, on partage quelques caresses tandis que l'excitation retombe.

Le soir tombe doucement.


T-Joy

Monday, November 8, 2010

Un deuil à faire l’amour


Tu marchais, zombie, dans le dépotoir de mes désirs. Des morts te provoquaient en duel, des mains surgissaient de la terre pour t’entraîner avec elles, des voix t’ordonnaient de partir ou de t’enfouir six pieds sous terre.

Tu continuais tout de même ton chemin, le sexe en érection et l’anus dilaté. Tu cassais des doigts sur ton passage. Tu étais prêt à tout. Pour me reconquérir, tu apportais des fleurs en latex, de la salive-lubrifiant et des pilules au goût de bonbon. Tu portais des gants blancs comme s’il n’était pas déjà trop tard.

Je ne voulais rien savoir. Je fermais les yeux de toutes mes forces pour penser à autre chose. J’imaginais un ciel bleu, une plage et une odeur saline. J’inventais du sable sur lequel je pouvais m’allonger pour faire l’amour, seule. J’atteignais l’orgasme sans une pensée pour toi. Je te tuais enfin.

Eat it

Thursday, September 30, 2010

Lundi, nous faisons connaissance, et les deux médailles religieuses qu'elle arbore avec confiance prennent le pas sur le fait qu'elle clope sans discontinuer. Je n'aime pas son prénom, je n'aime pas les cathos, mon piercing et mes tatouages s'accommodent mal de leur présence. Sans parler de mon esprit mal tourné de naissance, en chaleur 24 heures sur 24.

Elle ne semble pas souffrir de pareils empêchements, et ses yeux pétillent d'une manière suspecte comme elle me tend un mojito (que je lui dois toujours d'ailleurs).

Mardi, les choses s'aggravent en même temps que le problème s'éclaircit. Nous sommes quatre, il y a deux tentes. Elle demande où il reste de la place, je réponds "Dans la mienne".
Le moment du coucher est délicieux. Le rhum, les Pietra font leur bonhomme de chemin dans nos veines, tout est léger. Elle me prie de tourner la tête, ou de fermer les yeux. Je ne triche pas, et lorsque je les ouvre à nouveau, elle a passé une nuisette bleue claire. Sa poitrine est minuscule. Je préfère.

Nous parlons musique, à voix basse. Et puis, /out of the blue/, elle me demande de la prendre dans mes bras. Tendresse et chasteté, comme dans un missel. Sauf sous mon crâne et dans mon boxer, où tout prend une autre dimension. Je m'interroge sur sa petite culotte, et comment les choses virent par là-bas. Nous nous endormons.

Mercredi, sel, soleil, méduses, Pietra. Musique dans chacune de nos discussions. Fatigue, après le déjeuner. Une sieste est suggérée. Sous la tente étouffée, nos mains cherchent, trouvent, ici un bras, là une hanche, nos pieds nus se frôlent. Jamais évolué, pour ma part, dans une telle innocence, et je ne me reconnais pas. Normalement, mes doigts seraient déjà entre ses cuisses, dans sa fente, mon bassin pressé contre ses reins.
La nuit venue, elle est de nouveau dans mes bras, un petit baiser claque sur ma nuque. Circonspect, me tordant l'esprit en conjonctures quant à ses désirs profonds, je finis par la renverser sur le dos. Me penche vers son buste, tire d'un doigt le tissu fin de sa nuisette et exhibe un sein, un téton autour duquel je presse mes lèvres. La réaction n'est pas franche. Mais le gout est agréable. Vaguement dépité, vaguement je ne sais quoi, je m'étends à nouveau près d'elle. Nous nous endormons.

Jeudi, rien ne compte que les Pietra et le soir à venir, qui tarde, le salaud. Au soleil, le désir lézarde, se traîne, elle n'est pas si jolie, sa voix m'exaspère, son maillot de bain est d'un autre âge. Elle est catholique. Pendant la sieste, mon érection est presque douloureuse, son visage luit de sueur et j'ai envie de sa bouche, entre autres.
Elle fume trop, mais nous finissons quand même par éteindre ces putains de frontales, jamais vu un camping aussi silencieux sous les étoiles.

... Tu crois qu'elles dorment ? Je ne sais pas, j'entends E. ronfler, non ? Fichues tentes, on entend tout... Embrasse-moi, doucement, ne fais pas de bruit... Con de matelas, qui couine comme je me penche vers toi, passe tes mains sur mon torse, les miennes remontent sur tes cuisses. Embrasse-moi, ne sois pas si timide avec ta langue. Tu fumes trop, tu sais ? Tes mains filent sous mon boxer, serrent ma queue, branle-moi doucement, attends, ouvre tes jambes, mes doigts glissent sous ta culotte, effleurent ta toison, tu ne te rases pas ?, mes doigts fondent sur tes lèvres, tu es trempée, je pousse un doigt, ne soupire pas si fort, doucement, on entend tout, fichues tentes... J'adore tes caresses, mais ne me fais pas jouir tout de suite... Je mordille tes tétons, j'ai envie de toi, je n'ai pas de capote, moi si, ne bouge pas, continue à me branler, où est mon sac, bordel...
Je viens sur elle, la prends, doucement, lentement, elle contrôle ses soupirs, sa main file sous mes fesses, vient caresser mes bourses. Jamais vu un camping aussi silencieux. Je m'allonge sur le dos, elle me chevauche, maintenant c'est toi qui ne bouge plus, je caresse ses hanches, sa nuque, pince ses tétons, pousse très loin en elle, attends-moi, jouissons ensemble si on peut, ne fais pas de bruit, ne fais pas /tant/ de bruit, tu vas jouir ?, il me faut encore un peu de temps... L'orgasme monte, et j'explose dans son ventre, enfin, dans la capote. Elle balance encore quelques instants, et puis son corps se tend sur moi, je ne la connais pas, je ne sais pas comment elle fait, mais j'espère que c'est aussi bon pour elle.

Quelques jours plus tard, elle et moi sommes revenus à nos vies respectives, à huit cents kilomètres l'un de l'autre. Je n'ai pas l'habitude de ce genre de trucs. "Pas de discussion, pas de prise de tête, on ne fait de mal à personne. Pas vu, pas pris", elle a dit. So be it. De toute manière, l'été file, et sera bientôt parti.

Dommage, parce que dans mon appartement ou le sien, on pourrait faire tout le bruit qu'on veut.


par Evelyn Dead

Tuesday, September 14, 2010

Genderfuck


J’aime porter les souliers à talon haut de mon amant. Je deviens plus grande que lui, je prends le dessus. Il s’agenouille à mes pieds. Il me dit que je peux faire de lui tout ce que je veux.

Ce que je veux, c’est jouer avec lui comme plus jeune je m’amusais avec ma Barbie. L’habiller, le maquiller, le torturer. Il s’incline, en souriant.

Il devient la plus belle Barbie que j’ai vue de ma vie, avec beaucoup de poils et des muscles à faire bander.

Je bande comme jamais. Il prend ma bite en silicone dans sa bouche. Je l’enfonce le plus creux possible. Des larmes de joie s’échappent de ses yeux. Ce spectacle m’excite tellement que je jouis comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Pour le remercier d’être une si bonne Barbie, je l’étends sur le lit et mange son sexe longtemps, avec délectation. Real men eat pussy.

Texte par Eat it

Photo de StoryofM

Thursday, September 2, 2010

Bad girls


Pendant qu’à la cafétéria les élèves mangent leur sandwich, leurs bâtonnets de carottes et leur barre tendre, et que les anorexiques tentent de couvrir les gargouillis de leur ventre en parlant plus fort, deux adolescentes ont des idées derrière la tête. Pour accomplir leur mauvais coup, elles s’enferment dans la salle de bain pour handicapés, le seul endroit privé de la polyvalente. Sur le plancher en céramique, elles apprennent à se découvrir. Elles se mangent avec appétit; se lèchent jusqu’à plus soif. Elles ne sortent qu'au moment où la cloche sonne la fin de l’heure du dîner.

Une fois devient coutume : elles se retrouvent chaque jour de la semaine dans les toilettes pour une séance de baise torride. Elles aiment dorénavant aller à l’école.

Certains jours, le désir est plus fort que la peur des conséquences (l’avertissement, la retenue, les copies, la lettre aux parents, la suspension). Les jeunes filles continuent à se déguster pendant que tout le monde retourne en classe. Beaucoup plus tard, elles vont les rejoindre, avec les cheveux décoiffés, les joues rouges et les yeux pétillants.

Les profs se doutent bien de ce qui se passe entre les deux rebelles, mais les accueillent tout de même dans la classe en leur faisant des clins d’œil de connivence. Tous, sauf le prof de math, qui, tel un mal-baisé jaloux, les envoient systématiquement chez le directeur.

Rarement le directeur leur donne une retenue. Il leur demande, le plus souvent, de raconter ce qu'elles ont fait ensemble dans la salle de bain. Les filles décrivent tout en détail, ce qui fait resurgir leur désir. Alors, elles ne peuvent s'empêcher de se toucher en racontant leur histoire, à s'embrasser avec la langue devant les yeux agrandis du directeur. Vous êtes de mauvaises filles, vous méritez une bonne fessée mesdemoiselles, dit-il avec autorité. Avec plaisir monsieur, répondent-elles en coeur.

Texte par Eat it

Photo par Low

Wednesday, August 25, 2010

La honte de la famille


Chères lectrices/chers lecteurs,

Cette semaine, je déborde du cadre érotique et me permets un texte à teneur politique, avec la promesse de revenir à une histoire sexy et/ou coquine la semaine prochaine.

Eat it, bisouxxx.


*

La honte de la famille


Ce serait un soir comme les autres.

Rien ne laisserait présager un drame familial.

Il y aurait ton frère, ton père et ta mère autour de la table.

Dans les assiettes se trouverait une portion égale de steak, de patate pilée et de pois verts.

Tu écouterais les autres parler de leur journée, puis tu exigerais le silence.

Tu les regarderais dans les yeux. Tu te mettrais à nu, leur dirais ce qu’ils ne veulent pas entendre : J’aime les hommes, les femmes, les trans, les androgynes, les chattes, les bites, les seins, les couilles, les clitoris.

Ton frère rirait nerveusement, ton père crierait de toutes ses forces et ta mère te jetterait son assiette au visage.

Le sang coulerait, et les larmes.

Les mots ne se rattraperaient pas.

Tu quitterais la table, te placerais à quatre pattes.

Tu mangerais les petits pois verts répandus sur le plancher.

Tu échangerais de place avec le chien : lui assis sur ta chaise, toi couchée sous la table.

Tu deviendrais la honte de la famille.

Texte par Eat it

Photo par Low

Tuesday, August 17, 2010

Poids lourd/poids plume


Sept mois ont passé depuis notre rupture. Elle a pris 40 livres à force de manger ses émotions, et j’en ai perdu 25 en baisant avec tout ce qui bouge pour l’oublier.

Si on faisait une rechute et qu’on recouchait ensemble, je mourrais écrasée sous son poids. Ce serait une fin heureuse.

Texte par Eat it

Oeuvre par L Boy

Sunday, August 15, 2010

Conte de fesses

Comme tous les vendredi soirs, nous étions rassemblés dans la cuisine. Deux hommes, quatre femmes, tous et toutes vêtus de sous-vêtements aguichants et prêts à s'amuser toute la nuit.

Comme tous les vendredi soirs, c'est elle qui monta sur la table. Je ne sais pas pourquoi, mais il existait un accord tacite entre nous, un désir mutuel, et tout le monde savait que la soirée commençait officiellement dès qu'elle prenait place.

À genoux sur la surface de bois lisse, elle bougeait lentement, sensuelle... Sous sa petite culotte, on pouvait deviner les grandes lèvres ouvertes, chaudes, invitantes. Érections et humidité se répandaient dans l'assistance à une vitesse folle. Ma voisine de table se leva, caressa le corps offert devant nous et défit doucement son soutien-gorge. Une autre en profita pour la délester de sa culotte.

Une fois nue, sur la table, elle s'étira comme une chatte satisfaite, nous présenta sa croupe humide avant de se coucher sur le dos, les jambes ouvertes. Et le festin commença. Cinq langues lui chatouillèrent les lèvres, les seins, la chatte. Ensevelie sous le plaisir, elle tentait tant bien que mal de distribuer caresses et fellations. La nuit ne faisait que commencer...

Je ne sais pas pourquoi c'était elle, chaque fois, qui ouvrait la soirée. Pourquoi on l'avait tous choisie sans même en discuter. Ce n'était pas la plus belle, pourtant. Très jolie, oui, mais la carrure forte et les épaules larges. Pas vraiment un cas de magazine.
Je ne sais pas... C'était peut-être l'odeur douce et épicée de son entrejambe, peut-être le grand rire magnifique qui la secouait à chaque orgasme.. Nous dégustions son corps et sa jouissance nous enivrait.

Aaaah ! C'était le bon temps, les orgies et tout ça ! Puis un jour, elle fut enceinte. Puisque j'étais celui qui l'avait le plus pénétrée dans les semaines précédentes, on en déduisit que j'étais le père. Un condom percé, probablement.
On fit quelques festins encore, puis on se retira en campagne pour élever nos jumeaux fraîchement pondus. J'eus la chance de la déguster et de la pénétrer durant de longues années encore, sans jamais me lasser de l'odeur de sa chatte ni de son grand rire plein de jouissance.


T-Joy

Wednesday, August 11, 2010

Forever Young


À 79 ans, mes désirs ne suivent pas mon corps : malgré mes cheveux blancs, mes rides, mes taches brunes, ma cellulite, mon arthrite, mon ostéoporose, mon assèchement vaginal, mes varices, mes fesses flasques, mes seins tombants, je continue à vouloir toucher les muscles des hommes et leurs sexes dressés, durs, gonflés. Je désire de jeunes hommes fringants, pleins de fougue, capables de baiser durant des nuits entières sans se fatiguer, sans même utiliser du Viagra.

Je n’ai pas envie de me mettre à jouer à la patience ou à faire du sucre à la crème en attendant mes dernières heures, je veux qu’on me prenne par derrière, qu’on tire sur les quelques cheveux qu’il me reste, je veux que ça gicle partout sur mon corps, et sur mon visage, je veux jouir encore et encore, je ne veux pas mourir déjà.

Texte par Eat it

Photo par L Boy et Eat it

Wednesday, August 4, 2010

Parade nuptiale


Chaque soir, avant d’aller dormir, j’enfile de la lingerie et je m’installe à la fenêtre. Les rideaux restent grands ouverts pendant que je me touche.

Dans ma tête défilent des hommes et des femmes sexys, aux corps désirables, aux belles mains, aux courbes sensuelles, aux sexes offerts ou dressés. Je te remarque parmi tous ces gens. C’est toi que je veux. À contre-courant, je m’avance vers toi. Tu m’embrasses, puis tu me prends au beau milieu de la parade. Le désir nous fait oublier les risques de mort par piétinement. Tout s’évanouit en dehors de nous.

Même après un orgasme, ou deux ou trois, je ne bouge pas de la fenêtre. Je rêve éveillée de te voir apparaître devant chez moi. Tu grimperais jusqu'à ma fenêtre, me jetterais sur le lit, me baiserais, me ferais un enfant.

Hélas, à toutes les nuits, les autos roulent sans s’arrêter devant chez moi. Le soleil finit par se lever sur ma solitude et mon ovule non fécondé.

Texte par Eat it

Photo par Low

Sunday, August 1, 2010

Emporté par la foule

Salle bondée. 1h45 AM.
Des centaines de personnes.
Des milliers, peut-être.

Musique.
Électronique, variations, pulsations...
des instruments qui s'infiltrent...

Je ne sais plus exactement quelles drogues
circulent dans mon système
Des corps en mouvement
partout

Le mien danse et se déchaîne
Emporté par la musique
Je heurte une surface chaude
Peau de femme

Je lève les yeux
wow
devant moi, une blondinette au corps de rêve
jamais trippé sur les blondes
mais celle-là
wow

La musique me traverse
je la regarde du coin de l'oeil
déchaînée, luisante de sueur
nos regards se croisent

Le rythme reprend,
je veux exploser - devenir le mouvement -
elle s'approche
sans un mot ni un regard
son corps vibre, tout près

Je m'emporte
mes mains sur ses hanches,
je bouge avec elle

Sa main dans mon cou,
son dos qui se cabre
la chaleur de son corps
tout en elle est sensuel

et soudain - le calme -
une flûte transcende tout
le rythme retombe

sa respiration près de mon oreille
ses hanches tendues vers moi
je pose les lèvres
sur son cou
doucement

N'ayant rien trouvé d'autre
je lui murmure merci à l'oreille
avant de replonger dans la musique
emporté par la foule


T-Joy

Tuesday, July 27, 2010

Doggy style


Je ne suis que mon désir pour toi, je m’oublie complètement, je deviens animale.

Je voudrais être ta chienne.

Tu m’attacherais une laisse autour du cou, tu me flatterais, tu m’emmènerais en promenade, je me mettrais à quatre pattes, je ferais la belle, je mordrais celles qui s’approcheraient trop près de toi, je courrais si tu courais, je me coucherais si tu me l’ordonnais, j’irais chercher la balle si tu me la lançais, je gémirais quand tu partirais, je mangerais tes bas pendant ton absence, j’en baverais pour toi, je te sauterais dessus à ton retour, je lècherais ton visage, je japperais de bonheur, je te suivrais comme une ombre, je mangerais tes restants, je me coucherais au pied de ton lit, je serais une bonne chienne, je te serais fidèle, je ne te ramènerais pas de puces.

Texte par Eat it

Photo par Low

Wednesday, July 21, 2010

Trois jets de passage

Une voyageuse
du "de passage" bien assumé

Premier arrêt: la douche
canicule oblige
l'eau sur son corps
ses courbes et sa chatte

Nos langues et nos doigts
dans tous les trous
premier jet: dans sa bouche
sous la douche

La suite dans le couloir
contre le mur
nos corps fluides
tendresse sauvage

deuxième jet: sur son ventre

Valse humide et sensuelle
jusque dans la chambre
nos hanches en harmonie
je jouis, elle crie

troisième jet: latex

L'épuisement nous gagne
Notre relation tire à sa fin

elle repartira tôt demain
suivant son chemin
encore un peu de sperme
séché sur le ventre


T-Joy

Le désir inconditionnel suivi de L’amour inconditionnel


Le désir inconditionnel

Il a léché mes pieds malgré la terre et l’odeur de fin de journée. Je l’ai embrassé après, malgré son haleine de pieds, de cigarettes et de Budweiser.

Et on a baisé, même si on n’avait pas de condom sur nous.


L’amour inconditionnel

Elle m’a accompagnée à la clinique d’avortement. Durant l’opération, elle m’a tenue par la main et elle a essuyé les larmes sur mes joues. Après, elle m’a serrée très fort dans ses bras.

Elle ne m’a fait aucun reproche. Elle n’a pas même demandé avec qui je l’ai trompée.

Texte par Eat it

Oeuvre par L Boy

Saturday, July 17, 2010

Toi et moi, nus, c'est si simple

Toi et moi, nus, c'est si simple.

Tes petits seins tendus, tes fesses douces,
ta peau électrique et tes caresses habiles

Tes hanches magnifiques
mon membre en toi
nos mouvements sauvages
naturels

La jouissance qui nous prend à tour de rôle..

Puis vient l'heure du lever, toujours
boulot, école, famille, peu importe
On enfile les vêtements
et les incompréhensions

D'un coup, tout se complexifie
chaque geste devient multi-interprétable
et la confrontation est toujours proche
prête à jaillir au moindre accroc

Jusqu'à la prochaine proximité
lorsque nos corps dénudés se retrouvent

et se comprennent
malgré nous


T-Joy